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  All around me are familiar faces worn out places, worn out faces (Charlie)

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MessageSujet: All around me are familiar faces worn out places, worn out faces (Charlie)   Mer 27 Sep - 23:45


Charlie & Soren

All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces


Un coup d'oeil à l'horloge de son bureau et Soren laissa échapper un sourire. Son dernier patient de la matinée venait de partir, et, dans quelques temps, la quasi intégralité de l'hôpital se dirigerait vers la cafétéria pour un déjeuner bien mérité. Son dos s'appuya contre l'assise de son fauteuil et il soupira tout en passant sa main, fraiche, sur son front brulant. Il se sentait épuisé ces derniers temps et son emploi du temps ne s'arrangerait pas à mesure que la rentrée arrivait. Il avait besoin de vacances ... Oui de longue vacances, loin de l'hôpital, d'Or Valley, de sa femme qui était au bord de la crise de nerfs et de ses enfants qui n'arrêtaient pas de hurler dans la maison. Soren s'en voulu immédiatement: Ava gérait seule leur famille et Archie ne faisait pas encore ses nuits. Leurs quotas de sommeil était bien loin du minimum nécessaire pour être pleinement reposé et elle avait insisté pour reprendre le travail, ne supportant plus de rester à la maison avec le bébé. Croiser sa femme dans les couloirs de l'hôpital lui faisait plaisir, bien sur, mais il avait le sentiment d'avoir de répit nul part. Pas plus tard que la veille, elle l'avait chopé à la sortie d'une consultation pour lui demander de passer prendre des couches pour le petit, avant de rentrer. Une situation qui agaçait profondément Soren qui, ces derniers mois, avait profité du congé maternité de son épouse pour séparer travail et vie privée. Il sortit son téléphone portable de la poche de son jean, regardant l'heure alors qu'une soudaine envie de se lever le prenait. Il était encore tôt. Elle devait certainement être au travail à cette heure-ci, elle lui avait dit, la veille -alors qu'il revenait de la course de couche - qu'elle n'avait cours que l'après-midi. Et puis Ava avait une grosse matinée, elle irait sans doute manger en début d'après-midi ... N'y résistant plus, Soren se leva, refermant brusquement les dossiers qui se trouvaient sur son bureau. Il déposa sa blouse blanche sur le porte manteau et attrapa sa veste et les lunettes de soleil qui se trouvaient dans la poche de cette dernière. Traverser l'hôpital lui sembla durer une éternité mais, une fois un signe de tête en direction des secrétaires médicales de l'accueil fait, il sentit un élan de liberté emplir son coeur. Il traversa la rue rapidement, s'engouffrant dans une série de petites rues avant d'arriver devant le café où il avait ses habitudes. Elle était là, seule près du bar. Il avait envie de courir vers elle, de la prendre dans ses bras, de l'embrasser mais il se retint: ils n'étaient pas seuls et il fallait qu'ils restent discrets. « Bonjour » finit-il par lui dire, tentant de se comporter comme un client lambda malgré le sourire qu'il affichait. Il commanda la première chose qui lui passa par la tête et, au moment de payer, se pencha vers elle. « Tu as bientôt fini ton service non ? » lui chuchota-t-il, « Ça te dirait qu'on aille manger quelque part avant que tu ne reprenne tes cours ? » C'était risqué mais il se sentait d'humeur à prendre des risques. L'idée de passer une journée sans la voir lui était impensable.   
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces worn out places, worn out faces (Charlie)   Jeu 28 Sep - 19:29


ALL AROUND ME ARE FAMILIAR FACES
WORN OUT PLACES, WORN OUT FACES
Soren & Charlie


La fatigue. Tu avais énormément de mal à la gérer. Tu n'imaginais pas ça comme ça, la vie d'adulte. Tu en avais tellement rêvé, tu enviais tellement ce sentiment de liberté. Tu n'avais pas pris en compte les contraintes dans ton équation, données totalement faussées. Tu n'avais pas vraiment le temps de profiter de ta vie, de ta jeunesse. Tu ne faisais qu'intervertir entre les bouquins et les heures de boulot. Non, tu n'avais vraiment pas envisagé ta vie comme ça. Finalement tu aimerais redevenir un enfant, enfant sans contrainte, enfant pensant que la vie est belle, foutue vie. Le vent te giflait le visage, il faisait trop froid pour toi la frileuse, et ce n'était que le début de l'automne, tu ne voulais pas t'imaginer ce que ça allait être dans quelques mois, quand il fera tellement froid que l'eau se transformera en neige. La chaleur du café te fit du bien, tu étais arrivée dix minutes à l'avance, pour te préparer. Tu n'aimais pas devoir te dépêcher, ça te mettait de mauvaise humeur, toujours. Tu n'étais que machine, faisant tout par habitude, sans réfléchir, un café, avec un, deux, trois sucres, du lait et hop le temps passait, tu ne te rendait compte de rien, tu ne voulais pas réfléchir, réfléchir faisait passer le temps plus lentement et tu voulais juste partir au plus vite, pour retourner prendre tes derniers cours, et ensuite rentrer, prendre un chocolat chaud, regarder un bon film et dormir. C'est tout ce que tu voulais, prendre un peu de temps pour toi, ne plus réfléchir, fermer les yeux et tout oublier. Tu n'avais pas beaucoup de monde, presque vide « Bonjour ». Sourire remonté, monde égayé par le soleil. Il était là et tout se mit sur pause, il n'y avait plus que lui, toi. Sois professionnelle Charlie, arrête de le regarder comme ça, c'est qu'un client, des couilles oui.. Qu'est ce que tu pouvais être hypnotisée par son regard, tu n'étais que marionnette entre ses mains expertes, bordel qu'est ce que tu pouvais l'aimer. "Bonjour, qu'est ce que je peux vous servir ?" Clin d’œil, sourire en coin, de ceux que personne ne peut voir à par lui car après tout les autres tu t'en foutais, c'était lui, ton petit monde "Tu as bientôt fini ton service non ? Tu regardas l'horloge, posée au dessus de la porte d'entrée, il te restait huit minutes, décidément le temps passait plus vite que tu ne le pensais. "J'ai fini dans huit minutes si tu as la patience de m'attendre, je te serais très très reconnaissante " Tu n'étais que légèreté lorsqu'il était prêt de toi, chaque minute à ses cotés était douceur et miel. Tu comptais les secondes qui te séparait de ces lèvres, tu avais cette impression d'être observée, jugée, comment une gamine pouvait elle être avec un homme,
comment avait-il pu s'enticher d'elle ? "Ça te dirait qu'on aille manger quelque part avant que tu ne reprenne tes cours ? Tu avais deux heures avant de reprendre les cours, totalement le temps pour profiter de ton petit ami... "Quelle bonne idée, j'ai super faim ! Je connais un super resto qui fait de trop bonnes pizzas ! Ça te dit ?" Grand sourire, tête d'ange. Tu partis vite te changer, un peu de parfum et tu étais prête, manteau mit ... "Je suis prête". En un coup, tu eu un petit moment de culpabilité, tu allais manger avec un homme marié ... Sale peste que tu es.
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MessageSujet: Re: All around me are familiar faces worn out places, worn out faces (Charlie)   Mar 3 Oct - 20:24


Charlie & Soren

All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces


C'était fou l'effet que Charlie avait sur sa personne. Il n'avait jamais été du genre à s'épandre sur ce qu'il ressentait: Soren était un homme sentimentalement pudique qui se contentait de marque d'affection en privé, sauf avec ses enfants qu'il promenait le week end. Ava lui avait toujours reproché de ne pas l'embrasser dans la rue, de ne pas lui prendre la main ou d'être avare de mots doux à son égard. Jusque là, le trentenaire avait toujours répliqué qu'il était ainsi, que sa nature n'était pas tactile ou émotionnellement démonstratif et son épouse se contentait de soupirer, souriant doucement alors qu'il la prenait dans ses bras pour s'excuser de ce comportement qui, souvent, la blessait. Il n'était pas pour autant devenu un bisounours avec Charlie, mais il n'était pas rare qu'il la serre contre lui et ce, malgré la présence d'autres personnes, anonymes bien sur.  Il songea avec nostalgie à la première rencontre qu'il avait eu avec Charlie, ici même, alors qu'il attendait un patient particulièrement terrorisé par les murs blanc et aseptisé de l'hôpital. Cela faisait bien longtemps maintenant, songea-t-il, et sa présence avait été comme une renaissance. Il se sentait plus vivant, il avait de nouvelles envies, de nouveaux projets. Proposant d'aller manger un bout, il fut ravie d'entendre sa réponse positive. Il se contenta d'un sourire et d'un hochement de tête, quittant le café, un gobelet en carton dans la main. Il avala rapidement son contenu, adossé contre le mur de l'établissement, pensant avec humour qu'il devrait songer à souscrire une carte de fidélité vu le temps qu'il passait ici. Le bruit de la porte, s'ouvrant sur une Charlie sans son uniforme, le sortit de ses pensées. « A la bonne heure. » railla-t-il, légèrement moqueur. « Pitié dis moi que ta super pizzeria n'est pas dans l'un de ces resto pour ado affamés ... » supplia-t-il alors que sa mémoire lui rappelait avec ironie leur dernier déjeuner volé, serrés sur la banquette défraichie d'un restaurant "à ambiance" qui tenait plus, pour lui, d'une cantine à la qualité alimentaire respectable et qui lui avait collé une migraine pour le reste de la journée. « Bien que ... » son ventre gargouilla soudainement, lui tirant un regard étonné vers l'organe incriminé « ... Je suppose que j'ai pas besoin de te dire que peu importe tant qu'on mange un truc ? » Alors qu'ils se mettaient en chemin, Soren se rapprocha de la jeune femme, passant un bras autour de ses épaules avant d'embrasser son front. « Je suis content de te voir tu sais. » Ô ciel ! Jour à marqué d'une peirre blanche. Depuis combien de temps sa femme attendait ces mots ? Le simple fait d'avoir pensé à Ava le fit s'assombrir et il tenta de chasser de son esprit, cette femme avec qui il était marié et qui lui causé des élans de culpabilité dès qu'il voyait celle qui se trouvait dans ses bras. Quel homme horrible était-il !
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