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 Breaking the habits! (Lucius)

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membre □ Suddenly, staring at nothing, I see it. All is gradual.


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MessageSujet: Breaking the habits! (Lucius)   Ven 29 Sep - 6:11


Breaking the habit

-Lucius —Lilith-


« Il est tentant, quand on n'a comme seul outil un marteau, de tout traiter comme un clou. »
Abraham Maslow, The Psychology of Science: A Reconnaissance(1966).

Lilith était face à un patient récalcitrant, avec beaucoup de résistance aux changements. En fait, il en avait tant, qu'il redoutait même de vouloir aller mieux. Il avait peur de perdre son identité, il semblait presque attaché à son malheur. Il s'identifiait en parti à lui et ce par le biais et le cadre de sa carrière. Il était vrai que même dans le sens commun et le commun des mortels, on associait la mélancolie et la sensibilité à la créativité. Dans les faits, c'était vrai. C'était prouvé aussi dans la littérature et les neurociences. D'ailleurs, Lilith lui ressemblait, à cet homme. Peur de l'attachement, attaché, au sens large, à ses mécanismes de défenses, hésitante et confuse face au changement et bonheur. Elle était évitante, portait un masque et ne voulait pas se plaindre. Eux deux, étaient intelligents et créatifs, aussi. En soit, ils se ressemblaient et connaissaient bien plus qu'ils ne le pensaient!

Puis, il lui répondit: «- Je la connais suffisamment pour savoir qu’elle redoute l’attachement, et surtout, l’attachement à moi. Donc non, elle n’a pas souffert. Enfin, on sait tous les deux que c’est mieux comme ça», finit-il par admettre en haussant les épaules.  Vous avez fait ça pour la protéger. Vous êtes proches. Ça pas doit pas être facile tous les jours dans ce cas. Fit-elle en l'écoutant attentivement, en toute honnêteté. Elle ne pouvait pas rajouter quoique ce soit de plus. Elle agissait comme le miroir de ses formulations.

Le ton montait et Lilith recherchait un peu cet effet afin de le cerner, car il était ce genre de personne, à être franc et véridicité si on le poussait un peu. Il n'avait pas l'air à admettre ses émotions facilement. Ainsi, lorsqu'il lui dit qu'il ne préférait aucune des options et vérité qu'elle interprétait, qu'il voulait que la simple paix, elle le regardait en haussant un sourcil, non pas de surprise, mais tout en consistance. Alors donc le maintient, le statu quo, si je comprends bien, c'est cela? Fit-elle d'un air naïve, convaincante.

Alors que Lilith se voulait rassurante et soutenante, quoiqu'il en coûte, à tous prix, il lui demanda pourquoi elle faisait cela. Il disait pouvoir la tuer et lui demandait si elle avait peur, en étant seule avec lui. Elle ne se laissa pas impressionnée et dit: Je pourrais me faire tuer dans la rue ou bien maladroitement en déboulant les marches. Non je n'ai pas peur, sinon je ne t'aurais pas offert de venir ici. Devrais-je vraiment avoir peur? Demanda-t-elle en riant un peu de l'absurdité, bien qu'il avait raison, sans doute, mais quoiqu'il en soit, là n'était pas la question. Pourquoi je ne le ferais pas? C'est mon rôle de psy, rien de plus, rien de moi. Fit-elle en le fixant droit dans les yeux, sérieusement.

Alors qu'elle lui parlait de la pertinence de consulter et de faire cette démarche, il lui dit:


- « Tu parles ! C’est un truc de faible. Tu m’expliques comment les gens s’en sortaient justement avant, quand ce métier n’existait pas ?Bah ils s’en sortaient quand même»  Finalement, à cela un peu exaspérée, elle dit: Si tu veux on pourra en parler d'avantage. L'important c'est d'essayer. D'après les statistiques, les gens s'en sortaient moins bien lorsqu'ils avaient des troubles mentaux, sans suivi, à l'époque tout comme aujourd'hui,à notre époque. Vaut mieux consulté aussi vs que de ne se fier que sur la pharmacologie. C'est prouvé, à elle seule, ce n'est pas très efficace. Quoiqu'il en soit, fit-elle en marquant une pause et en inspirant profondément, elle rajouta: J'ai l'impression que plus je tente d'en savoir sur toi, plus je tente d'être soutenante, plus je tente de te convaincre de l'utilité de faire un tel suivi, plus j'ai l'impression que tu doutes de ton choix de venir ici et que tu repousses d'office mes arguments. Elle était bien franche, directe. Elle n'avait peur de rien, dans cet instant, bien que d'un naturel, doux, anxieuse. Souvent, sa douceur et sa tranquillité, l'aidait à se faire aimer et à gagner la confiance des autres. Elle récoltait bien souvent, les confidences de quiconque...

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MessageSujet: Re: Breaking the habits! (Lucius)   Dim 1 Oct - 10:32


Breaking the habit

Poussant la provocation un peu plus loin, Lucius décida de répondre à son interlocutrice :

- C’est pas normal de ne pas avoir peur. C’est pas normal de nos jours d’inviter un inconnu et qui plus est, instable, chez soi surtout quand on est seul et une femme. Tu caches quelque chose.

Tout le monde avait ses secrets, et il était le premier à en avoir. Il en avait des tonnes, cachés sous des piles de poussières. Il les sortait du grenier une fois de temps en temps et se voyait suite à cela, désarçonné et au bord du précipice. Il en avait vécu des choses, et il en portait encore les stigmates physiques et psychologiques. Les plus dures à accepter étaient celles dans l’esprit, car celles-ci ne disparaissaient pas avec le temps. Elles ne semblaient pas s’estomper, et il revivait ses scènes atroces comme si c’était hier, alors que les séquelles physiques traduisaient leurs guérisons depuis plusieurs années déjà. Mais rien à faire. C’était là, au creux de son cœur, et ça faisait toujours aussi mal. Aucun psy n’en avait été informé. Lucius ne désirait pas aborder cette partie sombre de sa vie, car il avait l’impression que dès lors que cela sortirait de sa bouche, il en mourrait.

La psy avait vu juste : plus elle essayait de gratter la carapace de Lucius, plus celui-ci montrait les dents. Cette attitude, c’était sa seule et unique défense contre l’hostilité des êtres humains. Il ne faisait confiance à personne, pas même à lui-même.

- Bien vu, Sherlock ! lança-t-il en souriant sarcastiquement. Justement ce qui m’intéresserait dans notre travail, c’est les médocs. Ca faciliterait nos relations si j’en prenais, ajouta-t-il, le regard amusé, rempli de sous-entendus.

Il se redressa, se rendit vers la fenêtre afin de regarder le paysage, toujours pour traduire sa nonchalance auprès de sa psy.

- Au fait, tu ne m’as pas dit pas ton prénom.



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